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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #CHINE
On ne vient pas à Datong pour visiter la ville mais pour découvrir les grottes bouddhistes de Yungang qui datent du 5e siècle.
En l'an 452 un bonze a réussi à convaincre l'empereur de faire sculpter des bouddhas monumentaux le représentant ainsi que ses prédécesseurs.L'empereur, brossé dans le sens du poil par ce bonze astucieux disposait justement d'une main d'oeuvre qualifiée constituée d'artisans qu'il avait capturés lors d'une guerre en Asie centrale. En quelques années, ces artisans sculptèrent des milliers de statues dont la plus grande mesure 17 m de haut. Elles font penser aux bouddhas géants détruits par les infames talibans en Afganistan en 2001. Rien d'étonnant car les prisonniers utilisés pour les sculpter venaient de cette région.Les peintres amateurs sont nombreux (moins que les photographes !) tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des grottes...
Le samedi 21 novembre 2009, à 17 H, vous êtes invités au vernissage de l'exposition "Photos émotions" organisée par l'ACAP et le club Photo, à la Maison du chapître à Ste Marie sur mer. Les photos présentées sont le résultat d'un accord entre l'ACAP et le club. Elles illustrent les spectacles de la saison.

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #CHINE

DATONG est une grosse ville de 3 millions d’habitants située au cœur des plaines de loess dont la poussière ocre se mêle à celle du charbon que l’on trouve en abondance dans la région. Le niveau de vie est manifestement moins élevé qu’à Pékin mais la ville bénéficie aussi de la croissance très élevée du pays et les chantiers pullulent causant beaucoup de désordres dans une  circulation  déjà bien dense !...

Pour que le niveau de vie augmente pour la grande masse des chinois (1 milliard de personnes) qui ne font pas partie de la classe moyenne (3OO millions de pesonnes), il faudrait que la monnaie soit réévaluée, ce qui augmenterait le pouvoir d'achat. Partout dans le monde les monnaies fluctuent en fonction de l'économie (cela est moins vrai pour les USA qui, profitant de la position dominante de leur monnaie , laisse, actuellement, filer le dollar pour mieux écouler leurs produits). Le PC chinois préfère maintenir un taux anormalement bas du yuan pour  conforter sa politique de puissance ! Dans une démocratie ce choix serait l'objet d'âpres discussions entre partis rivaux. Les chinois sont-ils trop pauvres pour s'offrit le "luxe" de la démocratie ? L'Inde, dont la population devrait dépasser celle de la Chine en 2035, montre que la dictature n'est pas nécessaire au développement.

Les rues sont un peu tristes et désolées. Heureusement les sourires d'une maman et de son bébé à la terrasse d'un petit restau, du portier d'un hôtel, les éclairent un peu... Comme d'habitude, ma casquette fait sourire les chinois et c'est l'occasion d'engager la conversation...

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #CHINE

Sur la route du retour pour Pékin, nous nous arrêtons à Jinshanling (à une centaine de Km de la capitale) pour visiter la grande muraille.

Bien que les royaumes d’avant le premier empire (antérieurs au 2e siècle avant JC) aient parfois édifiés des levées de terre destinées à les protéger des invasions, la grande muraille, pour l’essentiel, date à peine d'une dizaine de siècles (dynastie des Mings). La partie que nous visitons, à Jinshanling, a été construite entre 1368 et 1398. Elle fait partie d’un système de défense important sur la « passe de GUBEI KOU », dans une zone escarpée de moyenne montagne et protège la capitale des invasions.

Le site est de toute beauté ! Les 20 Km de muraille ont été construit en briques et le chemin de ronde est pavé de dalles de terre cuite. Des tours de guet s’égrènent tous les 100, 200 ou 300 m suivant la configuration du terrain. Elles sont disposées de telle façon que les soldats de deux tours voisines pouvaient s’entraider par des tirs croisés. La partie basse servait de logement aux soldats, la partie haute, pour le guet.

Murs écrans, murs d’entraves des chevaux, contreforts, tours creuses, magasins, la muraille est, en réalité, un véritable système défensif que l’on peut comparer aux murs d’enceintes d'un immense château-fort.

Elle fait plus de 5000 Km de long, sa largeur, en moyenne est de 4 à 5 m et sa hauteur de 6 à 7 m. Le tronçon de Jinshanling est particulièrement spectaculaire et bien restauré. Il n’en va pas de même pour le reste qui est, la plupart du temps, en ruine ! Une légende à rectifier : non, on ne voit pas la grande muraille de la lune !...même pas de satellite !

La portion située entre Simatai et Jinshanling est sans doute la plus intéressante. Si vous venez à Pékin, n’hésitez pas à faire 100 Km de plus pour venir la visiter. On peut y faire une randonnée d’un ou plusieurs jours, mais c’est plutôt sportif et il faut être bien entraîné ! Une simple ballade de quelques heures suppose déjà pas mal d’efforts !

 

Pour le retour, on a le choix : à pied par un sentier de montagne ou en téléphérique. Arrivée en bas je retrouve quelques collègues de voyage que l’escalade n’a pas trop fatigué. Ils sont lancés dans une partie acharnée de volant….


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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #CHINE

On se rend compte de l’importance que la bonne entente avec le TIBET a pris au cours des siècles en visitant le temple PUTUO de CHENGDE. Ce temple est une copie du palais du POTALA de Lhassa ! Il est de taille moindre mais très impressionnant tout de même !

Il a été construit en 1771 pour héberger les délégations tibétaines et mongoles lors de la célébration du 60e anniversaire de l’empereur.

De "l'or" partout, jusque sur les toits... de l'encens qui brûle...Des bouddhas à qui l'on fait des offrandes d'argent...Des moulins à prière que l'on fait consciencieusement tourner......Et des fleurs artificielles,

des stupas,...

La tradition chinoise reste toutefois présente, comme dans ces sculptures de carpes par exemple...Tout en haut de l'édifice, une curieuse brochette de cadenas. Je crois avoir compris qu'ils symbolisaient l'union indéfectible des jeunes mariés ?...

Ma casquette remporte toujours autant de succès et je me fais photographier souvent par des chinois. Certains me demandent de poser avec eux. J'entoure hommes et femmes de mes bras protecteurs. Cela les amuse beaucoup...et moi aussi !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #La playmouette du dimanche
"La mer est là, magnifique, imposante et superbe, avec ses bruits obstinés. Rumeur impérieuse et terrible, elle tient des propos étranges. Les voix d'un infini sont devant vous." (Eugène DELACROIX)

"2012 », un film que la critique bien pensante éreinte avec un tel entrain (Télérama : « gros bourrin …», Libération : « Les effets numériques imposent leur tyrannie fumeuse…  », Le Monde « dérisoire…mièvrerie sentimentale et psychologique… » vaut sûrement que l’on aille y voir de plus près ! Premier essai à St Nazaire, dix minutes avant le début, la grande salle de Cinéville (près de la base sous-marine) affiche complet. Deuxième tentative, à Pornic, j’arrive un quart d’heure avant le début et la salle est déjà presque pleine. Sans aucun doute, les spectateurs ne sont pas du même avis que la critique bien-pensante. Je suis entouré de grands ados et de quelques couples plus âgés.

Le metteur en scène raconte l’apocalypse à sa façon. La fin du monde c’est son dada. Il l’avait déjà fait en mettant en scène un cataclysme occasionné par un dérèglement du climat (« Le jour d’après ». Il récidive avec « 2012 », le fin du monde, cette fois est la conséquence d’éruptions solaires bombardant la terre de neutrinos invisibles qui réchauffent l’écorce terrestre. D'époustouflants effets spéciaux, l'histoire intime d’une famille recomposée menée en parallèle aux évènements planétaires, du suspense, des rebondissements et un nappage de bons sentiments et quelques mièvreries, la recette est bien rodée !….

Mes jeunes voisins et voisines ont trouvé cela passionnant, pour eux, ça c’est du cinéma !...

Ils n’ont pas tort, dans le sens où ce n’est pas un film que l’on peut tourner avec sa caméra et quelques potes. Le budget est colossal et l’on en a pour son argent. C’est également un film destiné à une diffusion mondiale et pas seulement à l’occident. Au-delà des effets spéciaux et du scénario parfois indigent, la réflexion qui s’impose à moi, justement, est qu’il s’agit d’un film de la mondialisation. Il traite d’une façon fantasmatique de cette époque nouvelle dans laquelle nous sommes entrés. Les catastrophes servent de prétextes pour faire de beaux effets spéciaux (rien de neuf, l’histoire religieuse nous a habitué aux apocalypse ), mais l’histoire met d’emblée et sans discussion, ce jeune public d’ados devant le fait accompli. La mondialisation devient ainsi une réalité sur laquelle il serait stupide de tergiverser. Un point qui m’a surpris : la nouvelle répartition géopolitique après la crise est déjà intégrée : la Chine, dans le film, est traitée comme une grande puissance, c’est elle qui est chargée par l’assemblée des gouvernants du monde de construire les « arches » qui devront sauver les plus brillants et les plus riches spécimens de l’espèce humaine.  Cela nous vaut de superbes images de l’Everest et des montagnes du Tibet !

On peut ne pas aimer ce genre de film, mais il contient un certains nombre de messages, au second degré, qui me paraissent essentiels à décoder. Hélas, notre presse bien-pensante en est bien incapable. Elle préfère critiquer des détails formels au lieu d’essayer de comprendre ce qui incite les jeunes (et les moins jeunes) à faire la queue pour aller voir ce Blockbuster !

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #CHINE
Le tourisme se développe rapidement en Chine qui est en passe de devenir l'une des principales destination touristique au monde (La France est la première). Elle a d'ailleurs l'intention de devenir la première. Mais bien des efforts restent à faire, en particulier pour la présentation des sites !
Des stèles gravées attirent mon attention. Ce sont des copies d'anciennes stèles qui datent de 2700 ans. Les idéogrammes sont encore primitifs et proches de la chose ou de l'idée représentées. Ils me font penser aux signes Bliss que j'ai utilisés pendant des années pour communiquer avec des handicapés privés de paroles et pour qui j'avais fabriqué, avec une équipe de talentueux informaticiens, un système de communication assistée permettant de parler grâce à une voix synthétique.
Le lac est tranquille...peu de clients pour la promenade en bateau. Les gardiens en profitent pour jouer....A un détour du lac je remarque une scène typique : la photo de mariage. Des couples se font photographier dans une pose romantique. Par la suite j'en rencontrerai en divers lieux. Les chinois accordent une grande importance à la photo de mariage et, pour immortaliser leur union, ils recherchent des sites
dont le prestige est à la hauteur de l'évènement !
La robe de mariée est un élément essentiel d'un mariage réussi et l'on trouve de beaux magasins qui se sont spécialisés dans la vente de cet accessoire. Je rencontre une petite équipe chargée de faire une photo publicitaire. La fille qui sert de modèle est superbe. Je me joins à mes collègues chinois pour la prendre en photoElle se prête au jeu de bonne grâce, un vrai bonheur pour un photographe !...

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #CHINE

Le palais d’été de CHENGDE est très vaste : 600 hectares de jardin, une douzaine de temples et 130 bâtiments divers !... C’est un lieu que les chinois visitent avec plaisir. On y rencontre de nombreux visiteurs individuels ou en famille  des groupes,et même un groupe de collègues photographes super équipés !…

Le parc est tellement grand qu’il est préférable d'en visiter une partie en minibus…

Ce palais ne recèle pas que des souvenirs heureux. Une plaque rappelle le traité honteux que l’empereur, en 1860, dû signer avec les anglais, les français et les russes, mettant fin à la seconde guerre de l’opium (http://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_guerre_de_l%27opium#Deuxi.C3.A8me_guerre_de_l.E2.80.99opium_.281856-1860.29


C'est dans ce parc que j'ai essayé une nouvelle façon de rentrer en contact avec les chinois. Comme j'avais perdu ma casquette, j'en ai acheté une dans le parc, une copie de la casquette de l'armée rouge. Au premier abord, les chinois étaient surpris puis, l'instant de surprise passé, ils riaient et cherchaient à parler...C'était alors le moment de sortir des photos de France et d'échanger un peu... Souvent je leur proposais de prendre ma casquette, et je les photographias ainsi... L'occasion de dialogues simples et chaleureux, immortalisés par un dessinateur qui a croqué mon portrait sous le regard intrigué d'une fillette...

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #CHINE

CHENGDE est situé à 250 Km au Nord de Pékin. C’est peu mais suffisant pour que l’été y soit moins étouffant (« Chengde » signifie en chinois « fuir la chaleur ») et qu’un empereur y fasse construire un immense palais d’été au début du XVIIIe siècle. En réalité, cette capitale d’été avait aussi une fonction politique majeure : le contrôle des minorités nationales. C’est pour cela que l’on trouve à Chengde des reproductions de bâtiments célèbres dans l’empire : la réplique du Potala (le palais tibétain de Lhassa) en est l’exemple le plus frappant.

En Chine, le train est un moyen de déplacement pratique, sûr et lent (4 H pour 250 Km). Deux classes comme en France, l’une avec des « places molles » et l’autre avec des « places dures ». Pour les trains couchettes, il en va de même.

Les effets de la modernisation, dans cette ville de 240 000 habitants, sont moins sensibles qu’à Pékin, parfois j’ai l’impression de me retrouver en Inde. Même nombreux petits commerçants, tôt levés et tard couchés, qui vendent des légumes sur le bord du trottoir des épis de maïs prêts à croquer, des brochettes diverses, de la viande,…

La plupart du temps, ces petits commerçants augmentent leurs prix pour les étrangers. Il faut alors négocier pour le ramener à un niveau raisonnable. Quand la transaction est conclue, sans qu’il y ait eu marché de dupes, tout le monde est content et ils ne sont pas avares de sourires !

On trouve aussi des rues anciennes, animées, envahies par un bric-à-brac indescriptible et des immeubles mal entretenus. On comprend que les Chinois aspirent à aller dans les constructions modernes qui se développent en périphérie de la ville.  Moins de poésie, mais plus de confort et de salubrité…Comme chez nous, les problèmes apparaîtront peut-être dans 20 ou 30 ans avec la prochaine génération qui n’aura pas connu les conditions de vie antérieure ?...

Le soir, dégustation d’un plat typique « la fondue mongole ». Une marmite de bouillon est installée au milieu de la table sur un réchaud. Des tranches fines de viande, du tofu (à base de soja), des légumes, des champignons, des pâtes sont mises à disposition des convives qui font cuire tous ces ingrédients dans la marmite, au fur et à mesure des besoins…  C’est délicieux, parfumé, plutôt léger (pas de matière grasse pour la cuisson) et très convivial !...

Après le repas, balade dans les rues : des gens dansent, jouent de la musique…sur une place, un petit opéra de Pékin s’est reconstitué avec musiciens et chanteurs,…

L’air est doux et saturé d’humidité…Quelques grosses gouttes de pluie font rentrer tout le monde à la maison !...

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #CHINE

Dans l'opéra de Pékin, les sentiments ne sont pas exprimés par les expressions du visage mais par des attitudes codifiées et par la décoration même du visage.

Le maquillage prend donc une importance capitale. C'est tout un art (difficulté augmentée par le fait de travailler en miroir !). La séance dure longtemps. Les acteurs se maquillent eux-mêmes et ils acceptent qu'on les prenne en photo...

Les couleurs expriment le caractère du personnage. Le rouge, comme toujours en Chine, est valorisé. Il représente la bravoure, le courage, la fidélité. Le noir symbolise la vigueur et l’intelligence. Le jaune et le blanc symbolisent plutôt la méchanceté et la perfidie. Les couleurs or et argent représentent les dieux, le mystère. Le bleu et le vert sont les couleurs de la nature et du naturel.

Etant donné l’importance accordé au maquillage on comprend que la séance dure longtemps. Elle est ouverte au public et particulièrement passionnante à voir, surtout pour un photographe. A ne manquer sous aucun prétexte si vous passez un jour par Pékin !

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #CHINE

L’opéra de Pékin  date de 2 ou 3 siècles seulement, mais il s’est appuyé sur un modèle plus ancien : l’opéra satirique mongol.

Tout est codifié, les gestes, les postures, les pas et, encore plus, les costumes et le maquillage. Deux grands types d’opéras : l’un qui s’intéresse plus à l’intrigue et l’autre plus au combat. Celui que l’on joue devant nous raconte l’histoire universelle d’une fille qui en pince pour un beau gars. Sa maman veut protéger sa vertu et s’assurer que le futur gendre est un beau parti !...Pas besoin de longues études en chinois classique pour comprendre. Il y a de la Commedia del arte dans l’opéra chinois !

Les costumes sont magnifiques, les couleurs chatoyantes.

Les rôles de femmes peuvent très bien être tenus par des hommes. La différence réside dans le ton aigu et même suraigu quand il s’agit d’une femme.  

Les instruments de musique jouet sur 5 notes (do, ré, mi, sol, fa, les touches noires du piano). Ils étirent les sons, d’une façon étonnante pour une oreille occidentale et sont interrompus par de fréqents coups de gongs, tambours, claquettes et autres cymbales qui font contraste avec le son filé des flûtes et orgues à bouche…

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