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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Les aléas de Léa (feuilleton)

pyracanthaça y est, j'ai tout compris ! Je vois  l’affaire d'ici ! Une scène de ménage en pleine nuit, le gosse qui hurle pendant que les parents s'envoient la vaisselle et des insanités à la tête, la mère qui prend son balluchon et le petit qui se sauve de son côté ! Une scène banale de la vie conjugale, quoi ! C'est tout de même malheureux ces gens qui font des enfants et qui sont incapables de s'en occuper !. . .

 Pendant qu'elle marchait, Léa ruminait des pensées belliqueuses. Elle sentait la colère monter en elle. Elle allait leur ramener leur gosse à ces gens et on allait voir ce qu'on allait voir ! Non, mais des fois….Abandonner ainsi son petit en pleine nuit, même une chatte ne le ferait pas. Surtout pas une chatte !...

 L'enfant ne pleurait plus. il marchait d'un pas pressé comme s'il avait un but en tête. Il s’arrêta devant un pavillon et entraîna Léa vers le garage. Un battant du portail était ouvert. Il lui fit signe d'entrer. Elle hésita. Qu'allait‑elle trouver de l'autre côté ?... Ne ferait‑elle pas mieux d'aller sonner à la porte d'entrée ou d'aller directement prévenir la police ?... Mais il mit un doigt sur sa bouche et chuchota d'un air grave : il faut que tu regardes !

Elle s'attendait au pire. Peut‑être la mère était‑elle en larmes dans un coin du garage ou évanouie ou … ? Elle n'osait préciser plus sa pensée...

 

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Les aléas de Léa (feuilleton)

pyracanthaLes pleurs reprennent de plus belle. J'écarte les feuillages. Mon dieu ! C'est un petit garçon de quatre ou cinq ans. Il est recroque­villé entre mon pittosporum et mon pyracantha. Le pyracantha le pique et, forcément, il hurle...

 Je me précipite, je le dégage mais, à peine l'ai‑je sorti,  non sans mal, de ce mauvais pas, qu'il se sauve et se met à courir de toute la vitesse de ses petites jambes. Je l'appelle : "petit, petit ! attends‑moi !..." mais il continue pleurant et titubant. Revenue de ma surprise, je m'élance à sa poursuite, je le rattrape et saisis fermement sa menotte.

 - Enfin, petit, qu'est‑ce qui t'arrive ? Quel est ton nom ?  Où est ta maman ? 

 Il s’arrête, il ne répond pas mais semble se calmer puis il me tire par la manche comme s'il voulait me faire voir quelque chose. L'incongruité de la situation commence à m'agacer furieusement. Enfin, il se décide à parler.

 - Ma maman, elle est partie !...

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Les aléas de Léa (feuilleton)

pyracanthaOh ! excusez-moi, avec toute cette agitation je m'aperçois que j'ai oublié de me présenter. Je m'appelle Léa, j'ai quarante deux ans, je suis secrétaire de direction à l'agence ESTAVIT, " L'agence qui transporte plus vite que son ombre", formule idiote d'ailleurs, dont je n'ai jamais vraiment compris le sens ! Enfin ça n’empêche pas l'agence d'être la plus grosse entreprise de transport de la région grâce au dynamisme de son directeur: Mr Rouland et... peut‑être un peu grâce à moi. En tout cas c'est ce que me répète sans cesse le chef du personnel, un chauve libidineux, quand il essaie de me faire du plat. Mais il peut bien tirer la langue celui‑là. Je ne suis pas mariée et pas prête de l'être, pas d'enfant et heureuse comme cela ! Mes bébés ce sont ma Bérangère et mon vieux Phox. Ils m'aiment eux, au moins et ne me causent pas de soucis !... Alors vous comprenez que je n'apprécie pas les cris de ce mioche dans mon jardin.

 Mais aujourd'hui il ne faut s'étonner de rien, les gens c'est comme ça, sans gêne... ça se marie, ça fait des enfants et ça vient les faire hurler sous vos fenêtres à une heure du matin !...

 Je m'apprête à ouvrir le troisième verrou de la porte et à enlever la chaîne de sécurité quand je me dis : « Mais si c'était un piège ?... » Vite, j'ouvre mon sac et je saisis une bombe anti‑agression dont je ne me sépare jamais. Non, ce n'est pas à moi que l'on fera le coup de la tendre gazelle au coin d'un bois ! J'ouvre la porte blindée avec précaution. Il fait un splendide clair de lune. Je jette un coup d'oeil circulaire. Pas de personnage patibulaire ni de bande le loubards dans les environs. Rien... sinon quelque chose qui remue dans mon massif de fleurs. D'une voix mal assurée j'appelle : "Qui est là ?..."

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Les aléas de Léa (feuilleton)

Il était peut‑être minuit, une heure du matin. pyracanthaJ'étais encore dans mon premier sommeil quand je crus percevoir, comme dans un rêve, des cris d'enfant. Machinalement je me levai et appelai : "Bérangère... Bérangère... tu as encore envie de faire ta petite crotte ! tu n'as pas pris tes précautions hier soir... Hein ! Bérangère."

 Mais Bérangère dormait tranquillement sur son coussin habituel et me regarda avec de grands yeux étonnés quand j’allumai le lampadaire du salon. « Eh bien, ma bébé, ma bébé, ma Bérangère chérie... Qu'est‑ce qui t'arrive ? . . . » Je la pris dans mes bras... Elle se mit à ronronner, en chatte ultra gâtée qu'elle était.

 Mais non, ce n'était pas elle qui criait comme cela. Peut-être était‑ce Phox, le vieux chien impotent que ma soeur m'avait donné à garder il y a quatre ans et qu'elle n'avait jamais réclamé. Non ! Phox somnolait tranquillement sur sa double épaisseur de tapis.

             Les cris reprenaient. C'était juste devant ma fenêtre.

 Tout à fait réveillée maintenant, je descendis les escaliers quatre à quatre, un peu inquiète, irritée aussi. Oui, c'était bien des pleurs et des gémissements d'enfant ! Ils provenaient de mon jardin. Je sentais la colère monter en moi. Qui avait pu ouvrir MON portillon de MON jardin à une heure vingt du matin pour y mener son gosse hurlant sous mes fenêtres ? C'était tout à fait... inconvenant !

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #alain barré
DSC4756PFDialogue de bar
- Tu sais, moi, j'admire ceux qui flanchent jamais ! Je ne sais pas comment ils font. Je voudrais bien être comme eux !...
- Pas d'accord ! Moi j'ai plus d'admiration pour ceux qui plient mais se redressent et qui continuent parcequ'ils n'ont pas peur de leurs propres faiblesses !...

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #alain barré
- La beauté est moitié dans l'oeil qui regarde et moitié dans ce qui est regardé !...

mahabharata05.jpg

 
- Oui, mais encore faut-il ouvrir les yeux !..

 Alain LEBEAU publie un nouveau recueil sur l'Afghanistan : Afghanistan le pays d’ailleurs. Vous pouvez le commander auprès de l'auteur 
"On ne peut presque plus photographier l’Afghanistan et de toute manière, je suis un piètre photographe. Dans « La Moto Rouge de Môla Nasrodine » (2003) et dans « Ouvrez la cage aux perdrix » (2007), j’ai donné ma vision  de l’Afghanistan tel que je l’ai vécu en utilisant le média de la poésie instantanée où « l’œil, l’émotion et le langage  se conjuguent instantanément, sans organisation, sans hiérarchie, dans l’instant de leur apparition, dans le temps et l’espace de l’auteur En 2009, j’ai conservé cette façon de témoigner mais l’œil a de moins en moins l’occasion de voir, alors, j’ai un peu plus regardé l’Afghanistan en moi, j’en ai fait ce « pays d’ailleurs » où j’aime à retrouver l’authenticité sauvage et raffinée à la fois des gens et des paysages. L’Afghanistan du bout du monde,  au centre de mon monde, extrême ; le paradis et l’enfer. le monde, quoi, tel qu’il est dehors, tel que je l’ai conservé en moi.Mais l’enfer importé, c’est le pire. C’est toujours comme ça, il y a toujours des barbares qui vous imposent leur manière d’aimer, de haïr, de mourir. Et ça ne colle pas avec votre façon de vivre !C’est ce que les Talibans  sont en train  de faire en Afghanistan. C’est ce que ceux qui veulent les contrer sont en train de faire aussi.L’Afghanistan y risque sa vie dans l’explosion des hommes- suicides et des bombes du ciel. Et pourtant je veux y croire encore à ce « pays d’ailleurs » parce que j’en ai besoin pour vivre, rêver, chercher en moi, me trouver avec les autres, si différents  si pareils , quoi qu’on dise , dans l’amour et la mort. C’est un pays de ridesDe cals de gerçuresOù  tout est poussière de mortelC’est un pays de cagesDe tombes  
A fleur de terre émiettée
Et de cerfs-volants fouettés
Au plus haut du ciel 

Les bénéfices de la vente de ce livre iront à  l’ONG « Afrane », amitié franco-afghane qui œuvre depuis trente ans en Afghanistan pour la reconstruction d’écoles, la formation des enseignants, le soutien aux filles et aux femmes dans le domaine de l’éducation.                Je commande………….exemplaires au prix de 10 € chacun + port 1€35. Chèque àAlain Lebeau 19 avenue du Pussanné
44500 La Baule

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #alain barré

 "Il arrive que l'on fasse la même erreur de nombreuses fois avant de se rendre compte qu'elle n'est pas vérité !"
26_DSC9177c600.jpg26 DSC9182b PF 

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #alain barré

DSC4754PF
Dialogue de bar :
- Moi, si je m'écoutais, je sortirais jamais...je resterais toujours dans mon trou !...
- Rester dans son trou, rester dans son trou...T'en as de bonne, toi...on a tout le temps pour ça !... C'est ce que l'on fait quand on est mort !..."

      

 

 

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

De l’Afrique aujourd’hui, comme de l’Asie il y a 20 ou 30 ans, on ne retient que les mauvaises nouvelles. Il me semble que l’on se trompe : l’Afrique est au bord de son développement et l’aide qu’on lui accorde n’a pas toujours les effets positifs escomptés si l’on en croit le pamphlet de Dambisa MOYO : « L’aide fatale » ! link

Notre mauvaise conscience nous empêcherait-elle de voir les changements en cours dans ce continent ?

Première richesse : les hommes. Le continent vient de dépasser le milliard d’individus et devrait doubler d’ici 2050 alors que notre vieille Europe a une population qui vieillit et décline.

Deuxième richesse : les ressources en pétrole, en minerais, le potentiel agricole, sont les plus importantes du globe.

Troisième richesse : la scolarisation se développe, l’espérance de vie progresse (de 16 ans en un peu plus d’un demi siècle), le désenclavement se confirme grâce au téléphone portable et à internet et la corruption s’amoindrit. Le résultat est visible : depuis une dizaine d’années le taux de croissance de l’Afrique atteint 5% (la crise l’a momentanément ramené à 2%).

Les chinois ont bien compris ces changement en cours, d’autant mieux qu’ils ont eux-mêmes déjà parcouru ce chemin. Ils investissent en Afrique, s’implantent dans les pays qui pourraient leur fournir de l’énergie, en particulier le pétrole qui leur manque et inondent le continent de leurs produits bon marché !

En ne se laissant guider que par notre mauvaise conscience au lieu de voir l’intérêt des africains ainsi que le nôtre bien compris, on laisse passer une chance réciproque. Ce n’est pas en Asie qu’il nous faut investir, c’est en Afrique, continent où l’avenir est déjà en marche !


 Vu, hier soir, "Invictus", le film de Clint Eastwood sur un épisode de la vie de Mandela. invictus.jpg
Un film fort et enthousiasmant auquel je mets 20/20 dans ma cotation personnelle ! (par comparaison, j'ai mis un 12 à l'intéressant "Avatar" dont les exploits techniques n'arrivent pas à rattraper l'indigence du scénario. En 1995, à l'occasion du championnat du monde de rugby qui se déroule en Afrique du Sud, Nelson Mandela soutient dans ses efforts pour la conquête de la coupe et contre l'avis de son propre parti, l'équipe nationale des Springbocks pourtant marquée par l'apartheid ! Même si vous n'y connaissez rien en rugby, vous allez vibrer avec le stade et vous ne regretterez même pas la défaite de l'équipe de France (en demi-finale). Magnifique !

 

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #alain barré
" On éprouve plus de plaisir aux contraintes que l'on se donne qu'aux plaisir qu'on nous impose ! "
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En cette période où l'on célèbre le cinquantième anniversaire de la mort d'Albert CAMUS, quelques citations :
 - Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur ! (La peste)
 - Il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser. (La peste)
 - L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile ! (lettre à un ami allemand)
 - On aide plus un être en lui donnant de lui-même une image favorable qu'en le mettant sans cesse devant ses défauts.
 - On se fait toujours des idées exagérées de ce que l'on ne connaît pas ! (l'étranger)
 - La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent. (l'Homme révolté)
- Rien au monde ne vaut qu'on se détourne de ce qu'on aime.
 - Que préfères-tu, celui qui veut te priver de pain au nom de la liberté ou celui qui veut te priver de liberté pour assurer ton pain ?
 - Une manière commode de faire la connaissance d'une ville est de chercher comment on y travaille, comment on y aime et comment on y meurt. (la peste)
 - L'élève, comme la rivière, aimerait suivre son cours en restant dans son lit.

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