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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #RENOIR et RENOIR à Pornic

Pour quelle raison Renoir aurait-il éliminé la Malouine de son tableau ?

     -  Première hypothèse : Il s'est placé de telle façon et dans un angle tel qu'elle n'est pas visible. Après de multiples essais de photographies, cette hypothèse ne tient pas la route.

     -  Deuxième hypothèse : Il a éliminé la villa pour des raisons esthétiques. Cela est plus vraisemblable car la villa, de style italianisant, représente une masse blanche plutôt jolie mais un peu incongrue dans le paysage. D'ailleurs, Renoir se plaint dans une lettre à son amie, le peintre Berthe Morisot : "ici, c'est assez joli, alors je suis d'une humeur massacrante !"...

Les cartes postale de cette époque, villa Malouine mise à part, confirment l'hypothèse de cet emplacement.

On retrouve également, à peu près le même paysage sur le tableau « Les bains de mer à la Sablière » et l'on reconnaît, au milieu des arbres, une villa (peut-être la petite Malouine ?) comme sur le tableau de Renoir.

Pas de quai au pied de la butte couverte d'arbres. Il a été construit postérieurement.

La plage est relativement propre. Ce n'est que bien plus tard qu'elle a été abandonnée pour la baignade. Aujourd'hui, elle est envahie par la boue, comme tout le vieux port, depuis la construction de la jetée sur la côte de Gourmalon et du port de plaisance qui forment des chicanes gênant l'action du flux et du reflux qui évacuait la boue !

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #RENOIR et RENOIR à Pornic

J'ai hésité pour identifier l'emplacement où Renoir a peint ce tableau. L'endroit le plus ressemblant est la place du château, mais un détail essentiel manque : la villa Malouine ! Elle fut la première villa construite à Pornic. Elle date de 1840. Il s'agit quasiment d'un monument historique ! Comment Renoir aurait-il pu « oublier » ce célèbre édifice sur sa toile ?...

J'ai donc cherché d'autres emplacements. L'arrière-plage de la Noëveillard aurait pu faire l'affaire, mais même en tenant compte des transformations depuis plus d'un siècle, la photo et le tableau ne « collaient » pas !...

La comparaison avec des cartes postales d'époque, à fini de me convaincre que cette toile avait été peinte ailleurs.

(Carte postale extraite de la collection de Alain RELAIX, site : link)

 

Il ne restait plus qu'un candidat : la plage du château. La plage du château (appelée) autrefois « plage de la sablière » s'imposait donc, oui, mais sans la Malouine !

Pour quelle raison Renoir aurait-il éliminé la Malouine de son tableau ?

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Publié le par alain barré
Publié dans : #La playmouette du dimanche

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "
(LAMARTINE, le lac)

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Autres VOYAGES
La pointe de l'île sur la LOIRE a été aménagée, il y a deux ans. Elle accueille les bars de nuits, des restaurants, le hangar pour les "machines de l'île", dont l'éléphant géant articulé. Bientôt un nouvel ensemble d'habitations sera implanté dans cette zone. Le coeur de Nantes se déplace et retrouve un peu le lien avec la mer et avec l'air du large que la désaffection des chantiers avait laissé en déshérence !Pour bien signifier l'importance que la municipalité accorde à cette zone qui était devenue une friche industrielle, elle a fait appel à un artiste mondialement connu : BUREN. Celui-ci a créé une oeuvre simple (aussi simple que les fameuses colonnes) : des anneaux qui deviennent lumineux, la nuit ! Ils mettent la LOIRE en perspective et en soulignent les bords, mais aussi rappellent la funeste période de l'esclavage. Opération réussie pour Buren et pour la ville !...

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #RENOIR et RENOIR à Pornic

...Quatre bateaux à voile occupent la ligne d'horizon et prolongent la barre rocheuse. Plus de la moitié du tableau est laissée au ciel, un ciel nuageux mais pas menaçant. Le ciel est divisé à peu près en deux parties égales. La partie basse est occupée par des nuages denses, presque indifférenciés et qui renvoient le regard sur les voiliers, la plage et les baigneurs, sur l'eau bleue et verte, le sable jaune et ocre orangé. Remarquons au passage, qu'en exacerbant les couleurs naturelles, le peintre a ainsi obtenu des tons complémentaires qui contribuent à une impression de gaieté et de vivacité.

Dans la partie haute, les nuages s'effilochent, de grandes échappées de ciel bleu apparaissent, presque du même bleu que la partie de mer où les gens se baignent et lui faisant écho.

La mer n'est pas uniformément bleue, elle est teintée de vert jade autour des voiliers. Une barque, qui flotte à proximité des baigneurs, utilise la même couleur.

La masse des rochers au premier plan est exagérée par rapport à l'arrière plan, comme prise au grand angle ! Les rochers, dans le prolongement du casino, le sont aussi. De cette façon Renoir délimite bien la zone de baignade qui forme une anse très marquée et recentre ainsi le regard sur la zone où se situent les personnages.

Le travail de transformation du peintre est bien visible quand on compare le tableau à la photo actuelle, mais il faut tenir compte aussi du fait que Renoir a posé, vraissemblablement, son chevalet sur des rochers situés plus en avant que ceux que j'ai choisi ce qui lui permettait d'avoir une vue légèrement plongeante. Ces rochers sont occupés, aujourd'hui, par le poste d'observation des sauveteurs...

Malgré cela, il me semble que Renoir a eu du mal a équilibrer son tableau qui hésite entre un partage 50% ciel et 50% terre (la moins intéressante des compositions)  et un partage par tiers...

Les toiles peintes à la plage du château et à Noirmoutier sont mieux équilibrées !... (à suivre)

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #RENOIR et RENOIR à Pornic

Renoir a peint 4 toiles, semble-t-il, lors de son séjour à Pornic, au cours de l'année 1892. Il y vient sur les conseils de Martial Caillebotte (le frère du peintre) qui connaît la petite station et qui finira par y acheter une villa. Il loge à l'hôtel du Lion d'Or. D'après D. Pierrelée, « il choisit la Bretagne pour restaurer la santé de son fils au retour d'un voyage en Afrique du Nord. D'après C Riopelle « de retour d'un voyage en Espagne à la fin du printemps, il part pour l'été en Bretagne, où il passe une grande partie des mois d'août et septembre à Pornic. »

Quoiqu'il en soit, comme d'habitude et comme partout où il va, Renoir trouve des sujets à peindre, même s'il trouve le paysage, ici, « un peu trop joli »  !....

Il peint la plage de la Noëveillard, très fréquentée à l'époque et qui possède déjà quelques installations touristiques.  Il installe son chevalet sur les rochers (côté Ste-Marie) et peint la foule des gens venus sur la plage pour regarder les baigneurs. Des familles sont à l'abri sous un parasol... des enfants jouent, un garçon, habillé en marin semble gratter dans les rochers... des jeunes filles sont assises sur les rochers et regardent une barque....

Dans le fond du tableau, on reconnaît le premier casino (actuellement occupé par un restaurant et un café).... Dans le prolongement du casino, on remarque un promontoire. On le retrouve sur les cartes postales de cette époque... L'estacade du bateau pour Noirmoutier (elle était installée, à peu près, à l'emplacement du mur ouest de l'actuel port de plaisance) ne figure pas sur le tableau de Renoir, pourtant celui-ci a pris le bateau pour l'île !

(Les cartes postales sont tirées de la superbe collection d'Alain RELAIX. On peut les retrouver sur son site : http://pagesperso-orange.fr/alan.relaix/ link ou en suivant le lien sur la partie gauche de mon blog)

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...

Les musiciens font plutôt bien leur job et se dépensent sans compter. Les spectateurs en ont pour leur argent. Ils sont la plupart du temps plutôt inertes, comme assommés par les décibels, les basses saturées, les hurlements suraigus, les cris rauques, la fumée des fumigènes, hypnotisés par les balancements avant-arrière frénétiques des musiciens (comment font-ils pour continuer à jouer dans ces conditions, un véritable exploit ?! )...

Certains groupes ont leur fans qui dansent au pied de la scène. Ils s'enferment dans leur bulle de bruits et de balancement insistants s'inspirant parfois de mouvements proches du karaté. Par certains côtés, ils me font penser à des personnes polyhandicapées et atteintes d'autisme que j'ai connus. Les balancements binaires et insistants sont du même type et doivent permettre de s'isoler du monde...

Les amateurs de ce genre de musique ont leur festival : le Hellfest, qui a rassemblé cette année plus de 60 000 personnes dans la petite cité médiévale de CLISSON.

La musique et l'ambiance ne m'ont pas déplu. Si vous ne connaissez pas ce genre musical aux antipodes du classique et de la variété habituelle, essayez-le ! Il est pratiqué par d'authentiques musiciens qui maîtrisent leur instrument et savent bouger sur scène. Il faut leur reconnaître cela même si l'on n'aime pas même si l'on n'apprécie pas le genre ! Mais surtout, n'oubliez pas vos bouchons d'oreilles !!...


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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...

Pas question d'aller au concert sans ses boules Quiès, de solides bouchons qu'il faut s'enfoncer à coups de marteaux jusqu'aux tympans. Pas de souci à se faire, c'est comme cela que l'on écoute cette musique et c'est comme cela qu'on la joue. Certains musiciens, eux-mêmes, se protégent les oreilles et l'ingénieur du son en studio d'enregistrement également !

Les métalleux sont souvent des hommes : aucune fille dans les 3 groupes que j'ai entendus ! Leur musique est souvent  d'une tonalité triste malgré le rythme endiablé. L'univers « métal » n'est pas gai-ris-donc, on sent traîner dans cette musique de lourdes rancœurs contre la société, les autres, ses propres parents et soi-même. Certains accords sont dissonants, dont le fameux « triton » (accord de quarte augmentée), appelée autrefois par les moines « l'accord du diable ». Les moines ne croyaient pas si bien dire car le signe de ralliement des métalleux, index et l'auriculaire pointé, symbolise les cornes du diable ! Damned !....

A travers mes boules quiès, j'ai cru entendre pendant plusieurs minutes, le chanteur hurler « pa-pa pa-pa,... » Hmmm !....Je sais, je sais... rendu à un certain niveau de décibels, tous les sons se confondent, mais qu'il y ait dans cette musique, à la fois, un appel et une révolte contre l'autorité ne m'étonnerait pas outre mesure ?!...

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...

La pierre, c'est dur, mais le Rock c'est encore plus dur, alors, je ne vous dis pas, le Hard Rock !... Bon nombre de ces groupes ont évolué vers une musique de plus en plus « dure » depuis les années 70. Vos oreilles se souviennent peut-être des « SCORPIONS », « IRON MAIDEN », « RED HOT CHILE PEPPERS » ?...

Depuis cette époque, le genre a continué d'évoluer s'adjoignant, en particulier, des séquences vocales survitaminées en décibels qui ressemblent à de longs cris éraillés. S'y ajoutent, chez certains, des sons gutturaux (comme dans certaines séquences du Seigneur des anneaux), enregistrement in utero de monstres en furie , évocation d'un monde chaotique que la parole n'a pas encore organisé...Bref...vous l'avez compris, ça déménage !....

Certains des groupes modernes utilisent des graves profondes, borborygmes borborythmiques qui me font penser aux chants de bonzes tibétains  sévèrement dopés aux amphétamines....

Le volume sonore dégagé par ces musiciens (jusqu'à 130 décibels) est à la hauteur de l'énergie qu'ils libèrent sur scène. C'est bien simple, je m'étais mis devant  pour les photographier : ma liquette tremblait toute seule et mes verres de lunettes ont failli tomber !

(A suivre, demain, pour de nouvelles aventures aux pays des métalleux....)

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Publié le par alain barré
Publié dans : #La playmouette du dimanche

""Demain nous prendrons les routes de la vaste mer."
(Horace)

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