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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

On peut voyager aujourd’hui sans quasiment voir le jour. TGV tôt le matin à St Nazaire, cet immense toboggan qui vous fait glisser jusqu’à Paris, couloir du métro et tapis roulant ultra rapide de la ligne 4 ( «attention, tenez la rampe et gardez bien vos pieds parallèles… »). Thalys jusqu’à Bruxelles, re-métro jusqu’à la salle de conférence. Et là, en sortant du métro, surprise, coup de vent terrible, la tempête sévissait sur la Belgique (sur la France également à ce qu’il paraît). Un ami belge me dit en plaisantant : « S’il y avait la mer à Bruxelles, les vagues seraient plus hautes que les immeubles ! » On peut voyager aujourd’hui dans une sorte de bulle qui vous coupe de la réalité ! Espérons que les élites qui nous gouvernent, de loin, dans cette belle cité, mettent parfois le nez dehors ?

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...

Il faudrait être sourd pour ne pas entendre parler de Da Vinci code ces jours-ci. L’histoire tourne autour de la descendance de Jésus et de sa femme (supposée) Marie-Madeleine. L’auteur affirme que ses hypothèses ne sont pas plus invraisemblables que celles de l’Eglise qui exige de ses fidèles la croyance en la virginité de Marie (la mère de Jésus et la femme de Joseph le charpentier) et en la divinité du même Jésus. On ne peut pas dire qu’il ait tort ! Les 1,3 milliards de musulmans dans le monde (pour lesquels Jésus est un prophète parmi d’autres), ne le contrediront pas ainsi que bien d’autres citoyens de la planète, adeptes ou non d’une religion. Alors où est le problème ? Il n’y a pas vraiment de problème ! L’auteur a essayé de faire un thriller à succès, il y a réussi. Pour cela il a réuni tous les ingrédients d’un cocktail abouti : une bonne dose de suspense, un doigt de scandale, un peu de mystère et beaucoup de talents. Un autre roman à succès  (qui a été porté au cinéma également): « Les rivières pourpres », jouait, à peu près sur les mêmes ressorts et utilisait également Jean RENO dans le rôle d’un commissaire. Le film accumule une dose remarquable d’invraisemblance, c’est la loi du genre et l’on ne peut pas le lui reprocher. Par contre, le metteur en scène n’arrive pas à transmettre une atmosphère aussi dense que celle des « rivières pourpres » et l’on se prend, de temps à autre, à réprimer quelques bâillements, ce qui est dommage pour un thriller ! Jean RENO est sous utilisé et Audrey TAUTOU est pâlichonne. Il reste que le fond du sujet n’est pas inintéressant : à la fable de Jésus, né d’une vierge et fils de Dieu, Dan BROWN substitue une autre fable, Jésus marié, père d’une fille (dont Audrey Tautou est la descendante). Pourquoi pas ? Au passage, Dan Brown en profite pour lancer une charge vigoureuse contre l’attitude réactionnaire de l’église au cours de l’histoire, en particulier envers les femmes. Ne vous attendez tout de même pas à trouver un « traité d’athéologie » (Michel ONFFRAY n’était pas derrière la plume de Dan Brown !). Face à ce film, qui ne fait pas dans les surplis de la dentelle, la réaction de la hiérarchie catholique, et encore plus de l’Opus Dei (directement mis en cause) est remarquable par sa discrétion. On frémit en pensant à ce qu’auraient été les réactions du monde musulman si un quart du dixième de ce qui est évoqué sur Jésus dans cette œuvre de fiction, l’avait été sur Mahomet ! (On peut en avoir une petite idée en consultant les réactions du porte-parole de la mosquée de Genève lorsque la pièce de VOLTAIRE, « Mahomet », a été jouée sur la scène de Carouge, en Suisse. Il n’est pas sûr que dans quelques années on se souvienne encore de ce film, deux siècles et demi après, on joue encore la pièce de Voltaire ! 12/20 dans ma cotation personnelle.

Liens : Le site de la revue Lire qui présente la pièce de Voltaire

http://www.lire.fr/critique.asp/idC=47034/idTC=3/idR=213/idG=8

Le site d’un journal Suisse qui présente l’affaire

http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/voltaire_derange_les.html

Si le cœur vous en dit, vous pouvez lire la pièce de Voltaire sur le site de la base de données textuelles FRANTEXT : http://www.areopage.net/Textes/Mahomet.htm

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...

Dans sa chanson « le baiser », SOUCHON dit

« Si la vie est un film de rien

Cette partie était vraiment bien… »

Il se place dans sa position favorite, de spectateur de la vie, un peu décalé et nostalgique. Il regarde le monde plutôt qu’il n’en est l’acteur. Le monde est trop dur, trop violent pour lui… Cela ne l’empêche pas de profiter des plaisirs simples de la vie : la mer, la nature, l’amour surtout. C’est le poète de l’anti-engagement. Il est aux antipodes de la chanson militante. Il aime les gens et les aide à sa façon. À ceux qui n’ont pas le moral, il ne donne pas des conseils inutiles et machos, du genre « fais un effort, reprends-toi ». Il leur suggère de ne pas se refermer sur eux-mêmes et sur leur malheur mais de se tourner vers l’autre. L’amour peut tout sauver !

Il n’évoque pas seulement l’amour dans son sens sexuel et sensuel mais aussi avec sa dimension de mystère que suggère la très belle expression « mes mains éblouies » dans la chanson « la vie ne vaut rien ».

« La vie ne vaut rien, rien, rien, la vie ne vaut rien
Mais moi quand je tiens, tiens,
Là dans mes mains éblouies,
Les deux jolis petits seins de mon amie,
Là je dis rien, rien, rien, rien ne vaut la vie, »

 

Souchon, c’est le bon docteur douceur des bobos à l’âme !

 

Pour trouver les textes des chansons de SOUCHON, RDV sur le site : http://www.paroles.net/

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèmes

Jacques parlait de la traite des noirs à NANTES dans sa chronique du jeudi 11 mai 2006, (vous pouvez la lire en suivant le lien : http://www.outremer44.org/lecodenoir.htm ou en cliquant sur « Jacques : poésie, littérature, réflexion au jour le jour », sous la rubrique lien). Il évoquait la plainte déposée auprès de l’amirauté, contre les esclaves qui faisaient du tapage nocturne sur les quais. Chose surprenante, il semble que les esclaves avaient le droit de vaquer dans les rues de Nantes ? j’aurais aimé en savoir plus. Il faudrait avoir pour cela accès aux documents de l’époque. En l’absence de plus de précision, jacques me communique un site particulièrement intéressant (« Mémoire de l’outre-mer »)où l’on trouve de nombreuses informations sur la traite des noirs et, en particulier, le code noir de Colbert. Sa lecture est édifiante : http://www.outremer44.org/lecodenoir.htm

Merci Jacques !

Les rapports Nord/Sud n'ont jamais été simples? Commencés sous l'impulsion civilisatrice de l'époque des Lumières, ils se sont poursuivis par l'occupation militaire, les conversions forcées, la traite des noirs et l'exploitation des ressources. Tout n'a pas été négatif mais les dégâts ont été importants même si l'excuse du colonialisme sert souvent à justifier le maintien au pouvoir de dirigeants incompétents et corrompus qui font le malheur de leurs propres pays.

"Mesdames et messieurs

Veuillez nous excuser

Mais à la suite d’un incident

Aussi regrettable que fâcheux

La machine s’est affolée

Le système s’est déréglé

Et toutes les affaires se sont mélangées

Si bien que l’on ne peut plus reconnaître où sont

Les nôtres et les vôtres

Les vôtres et les leurs

Les leurs et celles de bien d’autres…

Et l'on ne sait plus

Quoi est à qui, qui est à quoi

Ce qui est bien acquis ce qui est mal acquis

Quoi est à toi et te revient de droit 

Une chose est certaine toutefois

Certains meurent de produire à la chaîne

Ce qu’ils ne mangent pas

Pendant que d’autres meurent de trop manger

Ce qu’ils ne produisent pas !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

SOUCHON, hier soir à l’auditorium du palais des congrès à NANTES. La sono est trop forte, on comprend mal les paroles, dommage, pour moi elles comptent beaucoup. Je considère qu’il a écrit certaines des plus belles poésies de l’époque moderne. Sachant que les poètes, aujourd’hui comme à l’époque des troubadours, utilisent essentiellement la chanson pour s’exprimer ! Il a su créer son style, qui passe mieux en musique qu’à l'écrit mais cela peut être captivant, également, de lire les textes en silence. Voici ceux que je préfère.

Et si en plus y'a personne (J’ai utilisé ce texte pour illustrer ma chronique du vendredi 10 mars 2006 « C’est l’existence qui est divine ». Vous pouvez la consulter en cliquant sur le lien : http://alain-barre.over-blog.com/article-2105233.html
Foule sentimentale
L'amour à la machine
La vie ne vaut rien
Le baiser
On avance
Poulailler's song
Rive gauche
Sous les jupes des filles
Ultra moderne solitude
Y'a d'la rumba dans l'air

J'entends souvent dire que la poésie n'intéresse plus personne aujourd'hui. Si l'on admet qu'elle utilise essentiellement le média de la chanson, on peut se dire qu'elle remue autant les foules qu'à l'époque de MUSSET ou de LAMARTINE. Il ne restait pas une seule place dans l'auditorium, hier soir !
Vous pouvez lire ces textes sur le site de paroles.net : http://www.paroles.net/

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

J’ai été heureux d’apprendre que Yves a été « plouc » pendant 2 ans (en lieu et place du service militaire, je pense). Vous trouverez sa description, un brin nostalgique un brin acide, écrite dans un style toujours aussi brillant et incisif en suivant le lien : http://monfoutoir.over-blog.com/archive-05-07-2006.html ou en cliquant sur « Yves, des mots pour mémoire » dans la fenêtre « liens » de mon blog, puis consultez la rubrique du 7 mai.

J’ai moi-même été « plouc » pendant toute mon enfance avec mes trois frères et sœurs. Malgré l’eau qui, parfois, suintait sur les murs mais qui ne coulait pas au robinet (la pompe était au bout de la rue ou dans la cour, mais les chiottes du voisin la rendait suspecte), l’absence de chauffage dans la chambre unique, j’ai gardé de bons souvenirs. Cela est dû surtout, je crois, à l’affection de nos parents, dont nous ne manquions pas, et à la bonne entente avec mes frères et sœurs. Les conditions de vie étaient très spartiates. Aujourd’hui quand il y a une panne d’électricité dans un quartier, ou plus d’eau courante, ou panne de chauffage dans un immeuble, on crie à l’assassinat. À cette époque, on n’aurait pas compris où était le problème !

Sur une photo, l’on nous voit posant, de mauvaise grâce, devant le photographe. Notre mère avait honte de notre tenue qui, pourtant n’avait rien à envier à celle de nos petits camarades. Ce qui lui faisait honte surtout, c’était nos chaussures. Du véritable artisanat d’art de cordonnier, réalisé en carton bouilli avec semelles de bois ! Dès les premières pluies, le carton « débouillissait » et redevenait une pâte molle et informe. La semelle résistait mieux, mais comme j’avais la détestable habitude de donner des coups de pied dans le mur quand j’étais en colère, au bout de quelques semaines, elles se transformaient en semelles articulées !

Et voilà pourquoi notre mère découpait les fameuses bottes sur toutes les photos. J’ai retrouvé l’une de ces découpes.

Alors Yves, « plouc » ou pas « plouc » ? Pour moi, il n'y a rien d'idyllique dans la vie à la campagne, pas de regrets non plus. Ma vraie patrie est dans le cœur des gens !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...

Isabelle Carré est charmante, José Garcia a du talent, les deux réunis sous la houlette d’un metteur en scène qui connaît son métier, cela devrait donner un bon divertissement. Hélas, le résultat est indigent. La faute au scénario qui ne repose que sur une seule idée. Une fille s’offre quelques nuits dans un palace suite à un héritage, elle y rencontre un escroc antipathique, mais elle l’aime… la suite est du délayage. 5/20 dans ma cotation personnelle !

Le film en question s’appelle « quatre étoiles » et il n’en mérite même pas une. Le suivant vaut bien, par contre ses quatre étoiles. Il s’agit du double DVD « Les dieux sont tombés sur la tête I et II ». Le film date de 1982, il a été produit au Botswana et a reçu, à sa sortie, le grand prix du festival d’humour de Chamrousse. L’acteur principal est un bushman, Xi (prononcer Ki). Il est mort il y a peu et à l’occasion de sa mort un double DVD est sorti.

On peut le trouver sur internet pour une vingtaine d’euros. Le premier volet, qui est de loin le meilleur est disponible, seul pour une dizaine d’euros. On peut résumer l’histoire brièvement ainsi : Une bouteille de coca-cola, « tombée » du ciel, sème la discorde dans une paisible tribu de Bushmen du désert de Kalahari. Le chef du village décide d’aller jeter cet objet malfaisant au bout du monde. Mais le « bout du monde » c’est loin… beaucoup d’aventures vont lui arriver entre temps. Le rôle de Xi est joué par un authentique bushman, N’xau. Il était jardinier et n'avait jamais vu de fim auparavant mais il est entré dans la peau du personnage immédiatement, avec un talent et une présence incroyable. Il faut remarquer que, bien que le film lui doive beaucoup, son nom ne figure même pas sur la pochette du DVD !!! Heureusement, un excellent reportage sur N'xau et les bushmen vient compléter le DVD (dans l'édition double). On se rend compte alors que les Bushmen ne vivent pas dans cet état idyllique qui nous est présenté dans l'histoire !.... N'xau n'en devient que plus attachant. Son cachet d'acteur n'a pas du être mirobolant. On le voit vivre, plutôt misérablement, dans une petite ferme. Il continue à aller à la chasse avec son petit arc et ses flèches empoisonnées. C'est d'ailleurs à la chasse qu'il est mort, on a retrouvé son corps sur l'un de ses terrains de chasse favori. Il était tuberculeux. Le peu d'argent qu'il a touché a servi à construire une école. L'on voit dans le reportage comment les jeunes du village sont avides de nouvelles technologies (quand le reporter leur offre des ordinateurs), mais aussi le respect que leur inspire N'xau. 20/20 dans ma cotation personnelle.


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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

On me demande pourquoi ma pelouse est mal tondue ? Devant cette allée constellée de pâquerettes, le jardinier en herbe, n’a pas osé fouler leurs petits cœurs éclatants et leurs petites dents blanches finement aiguisées !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Contrairement à ce que l’on pense, les plus grands esclavagistes en Afrique noire n’ont pas été les occidentaux européens et américains mais les orientaux musulmans. Ils ont réduits 17 millions de noirs en esclavage de 650 à 1920. Les occidentaux pour leur part, de 1450 à 1869, auraient déportés 11 millions d’esclaves vers les Amériques ou les îles de l’Atlantique. La traite interafricaine, c'est-à-dire des noirs envers d’autres noirs, concernerait plus de 14 millions de personne, sur une durée de Treize siècles.

 

Ces chiffres sont tirés de l’ouvrage de l’historien de l’esclavage, Pétré-Grenouilleau, professeur à l'université de Bretagne-sud, auteur de l’ouvrage : « Les traites négrières » (édition Gallimard). Vous pouvez trouver une interview de l’auteur en suivant ce lien : http://www.lexpansion.com/art/6.0.133102.0.html

 

Il est juste que nous réfléchissions à ce drame immense qu’a été la traite des noirs (voir la très belle exposition « les anneaux de la mémoire » qui s’est tenue à Nantes pendant plusieurs années). Il est bon aussi de la relativiser en la replaçant dans son contexte historique mais peut-être encore plus de la comprendre comme une forme extrême, mais toujours actuelle, de l’exploitation de l’homme par l’homme qui ne connaît ni les races ni les couleurs. C’est pour cela qu’elle a pu exister aussi bien chez les musulmans que chez les africains eux-mêmes ! Les commémorations sont nécessaires mais plus de justice et du travail pour tous sont encore plus indispensables pour lutter contre le racisme.

 

 

Claude NOUGARO, il y a plus de 20 ans, avait déjà essayé de chanter des paroles de réconciliation. Elles sont toujours d’actualité.

 

« Armstrong, la vie, quelle histoire?
C'est pas très marrant
Qu'on l'écrive blanc sur noir
Ou bien noir sur blanc
On voit surtout du rouge, du rouge
Sang, sang, sans trêve ni repos
Qu'on soit, ma foi
Noir ou blanc de peau

Armstrong, un jour, tôt ou tard
On n'est que des os
Est-ce que les tiens seront noirs?
Ce serait rigolo
Allez Louis, alléluia
Au-delà de nos oripeaux
Noir et blanc sont ressemblants
Comme deux gouttes d'eau
Oh yeay ! »

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèmes

Vers où le faux escargot pense-t-il aller ?

Foncer, il faut foncer

Le temps, toujours plus vite, nous est compté !

Vers une fausse fenêtre ?

Est-ce bien sensé de tant se presser pour une fausse bonne idée ?

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