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  le blog alain Barré

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Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Laurent FIGNON a gagné 2 tours de France et il est peut-être encore plus célèbre pour en avoir perdu un troisième pour 8 malheureuses secondes lors de la dernière étape, une étape contre la montre, sur les champs élysées en 1989 ! Aujourd’hui, presque 20 ans après et quelques dizaines de kilos en plus, il commente le tour, avec intelligence, sur la 2ème chaîne. Son commentaire de l’étape d’hier qui incluait la montée du Tourmalet, était passionnant. Il s’appuie sur une connaissance parfaite du parcours, il prend en compte les pourcentages de côte, le vent, la météo mais surtout il vit de l’intérieur, les espoirs, les tentatives, les alliances, les petits soucis et les grands malheurs du peloton. Il annonce les attaques avant qu’elles ne soient lancées, il suspecte les défaillances au moindre signe, il évalue les chances d’une échappée avec une lucidité qui étonne… À vrai dire si l’on se souvient de son entrée fracassante dans la grande boucle, on est un peu moins surpris : il débute sa carrière professionnelle en 1982 et il gagne son premier tour de France en 1983, le second suivra en 1984 ! Ses commentaires sont d’autant plus passionnants que le tour, cette année, est ouvert : pas de grands leaders qui écrasent la course éliminant tout suspens, grande lessive des tricheurs qui ramène tous les concurrents à la valeur de leurs jambes ! Les roues du vélo ne tournent pas qu’à la force du mollet, le « mental », joue un grand rôle quand il s’agit de faire la différence ! Laurent Fignon le sait bien et quand il nous décrit le calvaire d’un coureur à la dérive on perçoit un drame qui serait peut-être passé inaperçu sans cela. Il décrypte les tactiques, élucide les stratégies, annonce les enjeux au fur et à mesure du parcours… du grand, du très grand reportage. Un Laurent le Magnifique à ne manquer !

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

 C’est ce qu’affirme Zidane mais il corrige immédiatement en acceptant la sanction. Il serait près toutefois à recommencer. La culpabilité est effectivement partagée entre celui qui provoque et celui qui cogne. Le problème est que sur un terrain de sport l’arbitre ne sanctionne que la faute qu’il voit : le coup de boule. Sanctionnerait-il des injures s’il les entendait ? Je ne crois pas que cela soit prévu dans les règlements de la FIFA. Cela serait d’autant plus difficile d’ailleurs que ces injures sont prononcées en privé et dans une langue qui n’est pas toujours comprise par l’arbitre ! Seule la riposte est donc sanctionnée comme une faute. Les « joueurs » le savent et certains utilisent l’injure comme un moyen de déstabilisation de l’adversaire. D’une façon plus habituelle, quand l’enjeu n’est pas aussi important que pour une coupe du monde, les injures sont seulement l’expression du dépit, d’un sentiment d’injustice, de l’exaspération, etc… l’enjeu dans une compétition mondiale, argent et pouvoir, change tout !

Le sport n’est pas la guerre, il vise même à détourner l’agressivité vers une solution moralement acceptable. Dans une vraie guerre on admire ceux qui savent déjouer les provocations pas ceux qui y succombent. Dans ce cadre-là, le coup de boule de Zidane (qui n’est pas vraiment spontané, il vient après un temps de réflexion) est une erreur,et pire pour un grand lutteur, une faiblesse. La provocation permet de comprendre mais elle n’est pas une excuse.

Zidane est un joueur génial, pour le reste il est comme les autres humains : il entend des voix, il est calculateur, il donne des coups de boule là où il faut pour marquer son indignation sans prendre le risque d'être accusé d'avoir riposté d'une manière disproportionnée. Ni meilleur, ni pire, il est comme nous le Zizou !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Le désir de vengeance est une émotion partagée par toutes les cultures à toutes les époques. L’un des romans les plus populaires en France et des plus souvent porté à l’écran, porte sur un désir inextinguible de vengeance qui s’étale sur plus de 20 ans : le comte de Monte-Cristo d’Alexandre DUMAS. La vengeance est un message que l’on adresse à l’agresseur pour le faire payer et l’empêcher d’attaquer de nouveau. Aujourd’hui, théoriquement, dans nos sociétés « évoluées », ce pouvoir de vengeance est remis entre les mains de la police et de la justice. C’est pour cela que, moins il y a de police et de justice (zone de non droit par exemple) plus la vengeance individuelle s’exerce.

Comme cette détermination à se venger n’est dissuasive que si elle est clairement perçue par l’adversaire potentiel, elle s’accompagne, en dehors des périodes de lutte active, par la manifestation d’un autre sentiment : l’honneur. La vengeance (arme dissuasive par excellence pour l’individu et pour son groupe comme l’est la bombe atomique pour les nations) n’est efficace que si elle est soutenue par un code de l’honneur « intraitable ». Qu’arrive-t’il alors quand on se fait insulter, « traiter » comme disent les ados qui sont particulièrement chatouilleux sur ce point ? Pendant des siècles,  les problèmes d’honneur se sont réglés à coups d’épée ou de pistolet. Clémenceau a défendu ainsi sa réputation de « tigre » par le duel, au siècle dernier. Zidane s’est fait « traiter » dit-on ? Pas étonnant dans ces conditions et alors que la victoire ne semble pas pouvoir se concrétiser (ce qui le met d’autant plus en position de faiblesse) que son honneur ait été particulièrement chatouilleux.

Encore une fois, comprendre n’est pas excuser

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Le Dieu vivant Zizou est enfin redescendu sur terre. Il a des émotions comme tout le monde et quand la moutarde lui monte au nez, il cogne. Encore faut-il remarquer qu'il l'a fait avec une certaine retenue : sans les mains (réflexe de footballeur) et sans frapper sur la tête de l'autre ce qui aurait complètement changé le sens de son acte. Il ne s'agissait pas de punir ou de blesser ni de mettre hors de combat mais de signifier qu'il y a des limites à ne pas dépasser ! Zizou n'est pas un surhomme, ce n'est pas un saint, ni un dieu. Il a réagi par un acte violent répréhensible sur un terrain de jeu mais non dépourvu d'une certaine retenue.Il a mérité son carton rouge.Il est redescendu sur terre avec nous, simples mortels dépourvus de son talent et il est peut-être ainsi redevenu plus humain, plus fragile sans perdre de son génie.

 

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Si l’on considère l’art du point de vue de son histoire et de son intérêt pour l’espèce humaine, on se rend compte qu’il est sous-tendu, principalement, par trois grandes forces plus ou moins inconscientes :

1-     le désir de statut : le fait de posséder des objets précieux, à peu près inutiles et particulièrement coûteux en efforts, en temps (qui pourrait être utilement consacré à autre chose), en argent (bien que l’art puisse être également un placement pour certains). Toute proportion gardée c’est un peu la fonction de la queue du paon. Cette immense et superbe queue est non seulement inutile mais, de plus, elle handicape le paon dans sa lutte contre les prédateurs, mais s’il leur échappe, elle devient un argument irrésistible pour la conquête des femelles. Comme si elles se disaient « pour disposer d’un telle queue dispendieuse et inutile, ce paon-là est sûrement un mec qui en a !». L’art n’échappe pas à cette logique primitive et inconsciente : la lutte pour le statut. C’est, bien sûr, beaucoup plus visible quand on se trouve dans des lieux de pouvoir : palais, châteaux, églises, palais des papes (voir Jules II), habitations des VIP (voir François PINAULT et sa collection d’art dont il voulait faire cadeau à la France qui a trop tardé ce qui a vexé le généreux donateur)

2-     Le plaisir esthétique de retrouver, à volonté, devant soi des représentations de ce que l’on aime ou de ce que l’on a aimé dans notre environnement et dans la vie :

-         d’abord ce qui a trait à la nourriture, son évocation, sa représentation (voir le nombre incalculable de revues, de livres, de photos, de peintures qui traitent de l’art culinaire)

-         ce qui a trait aux activités sexuelles (même réflexion que précédemment)

-         ce qui a trait aux enfants et à la famille (particulièrement aux enfants)

-         ce qui a tait à l’acquisition des savoir-faire (les objets, les outils les meubles, la vaisselle, les habits, les habitations, etc…)

3-     L’aptitude à concevoir des objets que l’on fabrique pour un objectif utilitaire mais auxquels on se plaît à donner un aspect esthétique

Vous retrouverez tout cela (et bien d’autres choses encore) si vous venez à l’expo de peintures et photos à MALLIEVRE (en VENDEE, à qqs kms du PUY-du-FOU) les 14 et 15 juillet, au musée des tisserands (en haut de la butte, sur la place et en face du café). Si vous souhaitez m’y rencontrer envoyez-moi un mail auparavant.

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Publié le par alain barré
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Pour renflouer les caisses de la papauté (qu'il avait tendance à confondre avec les siennes propres) le pape Jules II systématisa la vente "d'indulgences" : des certificats de papier attestant que ceux qui les achèteraient verraient leurs fautes considérées avec "indulgence" dans l'au-delà. Le top du top de l'escroquerie !!! Je me souviens encore que, pendant mon enfance, l'église distribuait encore des "indulgences". Il n'était plus vraiment nécessaire de donner de l'argent, il fallait réciter un chapelet, un rosaire, participer à une "mission",etc... A l'époque de Jules II, les indulgences servaient à financer les plaisirs de ce pape grand jouisseur mais aussi à financer la création de multiples oeuvres d'art. CALVIN (un moine allemand) n'a pas apprécié du tout, il s'est opposé violemment à Jules. La protestation a ainsi acquis ses lettres de noblesse : protester est devenu pour certains plus qu'un art de vivre, une religion : le protestantisme ! Pour ma part je suis enclin à une certaine indulgence envers Jules II : ses goûts pour la munificence le pouvoir et la jouissance ont permis l'éclosion de multiples talents à la Renaissance dont Michel-Ange n'est pas le moindre ! Sacré Jules !

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Quand on est couché sur un lit d'épines on se prend à rêver du parfum des roses...

 

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Un français qui passait tous ses hivers sous la douceur de Djerba, et avec qui je discutais à la terrasse d’un café en Tunisie, me disait, avec une certaine condescendance, que nous avions tort de considérer les autres cultures avec condescendance car elles sont meilleures que la nôtre. Je lui concède effectivement qu’il serait mal venu d’être condescendant envers les autres cultures surtout quand elles nous accueillent si aimablement. Que voilà de beaux et bons sentiments quand on a tout l’argent qu’il faut pour vivre au chaud en hiver et au frais en été ! Pour ma part je ne crois pas que nôtre culture mérite autant d'ingratitude. Elle est loin d'être parfaite et si l'on voyage c'est justement que l'on a envie d'apprendre des autres. Il est vrai que les moqueries adressées à certains touristes "beauf" sont parfois justifiées mais elles ne concernent qu'un petit nombre. La plupart des gens avec qui j'ai voyagé en formule "circuit", avaient plutôt envie de découvrir honnêtement comment vivaient les autres. Ils étaient attentifs à de nombreux détails de la vie quotidienne, parfois étonnés, compatissants mais pas méprisants. Toutes les cultures ont droit au respect.

Peut-être que les plus grandes civilisations sontcelles qui ont le plus d’aptitude à récupérer le meilleur de toutes les autres ? La géographie, le climat ont ainsi favorisé, au cours de l’histoire, certaines régions et pas d’autres nous dit un anthropologue et géographe : Jared DIAMOND. Si l’on est d’accord pour situer le développement des grandes civilisations lors de l’apparition de l’agriculture (il y a dix mille ans environ), on se rendra compte que seules quelques régions offraient les caractéristiques propres à leur donner naissance. Il en va ainsi du croissant fertile, arrosé par le Tigre et l’Euphrate, qui a donné naissance à la civilisation sumérienne, du delta du Nil pour la civilisation égyptienne, des grands plateaux de lœss du nord-ouest de la Chine pour la civilisation chinoise, de l’Indus pour la civilisation harappéenne, de l’Amérique centrale et de l’Amérique du sud. Ces civilisations sont apparues là où des plantes pouvaient être utilisées pour l’agriculture et où des animaux pouvaient être domestiqués. C’était bien le cas pour toutes ces régions, mais aussi pour d’autres également qui n’ont pas donné naissance à de grandes civilisations. Alors d’où vient la différence ? De la géographie nous dit Jared DIAMOND. Les découvertes d’une culture ont pu se répandre, dans ces régions sur un plan horizontal alors qu’en changeant de latitude, elles devenaient inexploitables. Ainsi le blé, découvert au Moyen-Orient a pu diffuser, horizontalement jusqu’en Europe, alors qu’il ne pouvait ni descendre trop au sud ni monter trop au nord. Les chevaux, domestiqués dans les steppes asiatiques sont passés, latéralement, en Europe, en Chine alors que les lamas domestiqués dans les Andes ne sont pas remontés jusqu’aux mayas qui n’ont jamais bénéficié d’animaux de trait. Ainsi, certaines cultures ont pu mieux profiter des apports des autres et ont pris les devants. Cela ne signifie pas une supériorité individuelle de leurs membres, mais plutôt qu’ils ont été au bon endroit au bon moment  et cela leur confère plus de devoirs que de droits. En tout cas cela ne les autorise sûrement pas à regarder avec condescendance les autres cultures, ni à leur donner des conseils intéressés. Pas trop d’angélisme toutefois, la lutte est rude, les grandes puissances rivalisent d’ardeur pour exercer leur influence sur les pays du tiers-monde et la Chine n’est pas la dernière ! Certaines cultures disparaîtront ? c’est le sort de toutes les cultures et des langues qui vont avec (plus de 4000 langues encore aujourd’hui, quelques centaines demain : le breton est en très mauvaisse passe et même le basque, langue plusieurs fois millénaire, a beaucoup de mal à résister ?), même les plus grandes ! Serait-il préférable de constituer des réserves ? Je ne le crois pas. Il nous faut toutefois garder à l’esprit que, de même que la biodiversité est le gage de la pérennité du vivant sur terre, la diversité des cultures est le moyen de préserver la richesse de l’humanité, et pour cela le folklore ne suffit pas !...

 Pour en savoir plus : le DVD « CIVILISATIONS, 4 grandes cultures, Egypte, Mésopotamie, Indus, Chine », édité par France 5 (un bijou !!)

Et l’ouvrage de Jared DIAMOND :  De l’inégalité parmi les sociétés, 1998 qui a émis les hypothèses sur la prospérité de la civilisation occidentale. Vous trouverez une brève présentation de l’ouvrage sur le site de philosophie de Toulouse :

http://www2.ac-toulouse.fr/philosophie/pub/diamondjared.htm

une autre présentation sur le site de MARIANNE :

http://www.marianne-en-ligne.fr/archives/e-docs/00/00/48/88/document_article_marianne.phtml

L’hypothèse de Jared DIAMOND est passionnante mais elle mériterait d’être soumise à la critique. Si vous en connaissez n’hésitez pas à en faire part dans les commentaires.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Comme souvent les révolutions arrivent sans crier gare. C’est ainsi qu’en une dizaine d’années le paysage de la psychologie a été profondément bouleversé. Ce qui a permis cette extraordinaire avancée c’est d’abord l’arrivée des nouveaux outils d’investigation du cerveau. On peut suivre, en temps réel, ce qui se passe, par exemple quand un sujet d’expérience regarde une image, imagine un objet ou pense à un mot. Inversement quand une personne handicapée et dépourvue de mouvement pense à une action elle peut déplacer un curseur sur l’écran d’un ordinateur, ce qui lui permet d’écrire ou de jouer aux échecs ! Par ailleurs l’application de la théorie de l’évolution à la psychologie humaine a aboutit, après quelques balbutiements à l’élaboration de la psychologie évolutionniste qui renouvelle notre regard sur la nature humaine. Enfin la nouvelle théorie des « mèmes » lance des hypothèses audacieuses sur la diffusion des idées de cerveau à cerveau mais encore plus sur leurs transmissions par les nouveaux médias, en particulier internet.

Il est bien difficile de présenter une image simple et suffisamment complète de tout ce foisonnement. C’est ce que tente de faire le n° 3 des grands dossiers de la revue Sciences Humaines qui vient de paraître. Il est clair, accessible, assez complet bien qu’il ne présente rien sur la théorie des mèmes. Pour 7,50 € on met à jour 10 ans de connaissances !

Vous pouvez lire la présentation de ce dossier par J F DORTIER en suivant le lien :

http://www.scienceshumaines.com/documentAccess.do?id=48279

 

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